mobilisation du 19 octobre

Plus de 500 manifestants à Metz .

Prise de parole CGT à la fin de la manifestation:

Licenciements facilités, diminution des allocations logement, privatisation rampante des services publics, remise en cause de la protection sociale et régimes de retraite dans le viseur, hausse de la CSG, diminution du pouvoir d’achat, réduction de salaire et des promotions, rétablissement du jour de carence non compensé pour les fonctionnaires… La liste est longue des raisons d’être en grève et dans la rue aujourd’hui ! Le gouvernement a fait le choix de privilégier les plus riches, de précariser les travailleuses et travailleurs et de flexibiliser les garanties précédemment attachées à la loi et au Code du Travail.

Emmanuel Macron et ses équipes essaient de faire croire à un dialogue social en organisant de pseudo concertations avec les O.S.

La CGT a été très claire. Nous nous refusons à des pseudo-concertations sur des décrets d’application qui ne peuvent en rien changer le contenu des ordonnances Macron/Medef qui se caractérisent par une précarité à tous les étages et l’aggravation des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.
La page n’est pas tournée. La loi Travail n’est pas ratifiée. Elle est contestée de plus en plus fortement par les salariés. Les derniers sondages nous indiquent que 65% de nos concitoyens rejettent les ordonnances quand 57% d’entre eux considèrent justifiées les mobilisations syndicales.

De la Fonction Publique au secteur privé nous devons être en capacité de porter une large mobilisation et clairement faire entendre la voix des travailleurs. Pour cela, il est indispensable que les revendications sectorielles se rejoignent. C’est aussi en partant de vos revendications dans les entreprises, les administrations que nous gagnerons !

Et nous pouvons gagner !

Après dix jours de grève et treize heures de négociation, les routiers ont ouvert une brèche dans les ordonnances Macron : l’accord obtenu est même « historique » : 13 e mois, prime du dimanche, frais de déplacement… Tout ce qui concerne la partie rémunération de la convention collective est désormais sanctuarisé au niveau de la branche. Pour 650 000 salariés, les éléments de rémunération compensant le travail de nuit, les jours fériés et les dimanches deviennent « partie intégrante des salaires minimaux hiérarchiques », auxquels il est impossible de déroger par accord d’entreprise. Un exemple à suivre !

Depuis plusieurs semaines, les salariés dockers des différents ports français sont mobilisés par la grève à l’appel de la CGT. Leur fédération vient d’obtenir un accord qui, comme les routiers, porte un nouveau coup aux ordonnances Macron-Medef.

Cet accord acte le principe de faveur de leur convention collective nationale unifiée, c’est-à-dire que la convention collective (branche) prime et primera sur les accords

d’entreprises. Cela concerne l’ensemble des éléments du contrat de travail, ce qui garantit, par exemple, le maintien du 13 e mois, quelle que soit l’entreprise.

Le ministère des Transports argue la spécificité de la profession. C’est aussi sans nul doute la force de la mobilisation, avec un syndicat CGT majoritaire, qui a payé. Le

combat des dockers continue avec les autres travailleurs.

Faisons de chaque profession une spécificité et, par la grève, faisons reculer le gouvernement dans tous les secteurs : vidons la Loi Travail XXL de son contenu régressif !

Cette journée du 19 est un tremplin pour construire une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle où l’ensemble des secteurs professionnels seront appelés à converger. Nous travaillons nationalement et départementalement à rassembler l’ensemble de nos forces pour réussir à peser de manière décisive sur l’économie.

Mes camarades, je ne doute pas que tous ensemble nous ferons plier le gouvernement !

Merci

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